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Historique de l'Etablissement

HISTORIQUE DE L'ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

En 1870... La guerre... On fuit PARIS…

Un groupe de jeunes appartenant à une École professionnelle se réfugie à BLOIS.

De jeunes apprenties de notre région se mêlent aux parisiennes pour profiter de la formation qui se poursuit malgré les hostilités.

La guerre terminée, on rejoint la capitale.

C'est la première pierre d'une oeuvre qui commence en 1875, rue des Rouillis avec Mlle TILLARD. On l'appelle «l'ouvroir» en attendant une organisation plus rationnelle qui se développera rue d'Angleterre dès 1890 sous la direction de Mlle Marie TESSIER. Venue de PARIS en 1885, elle apporte au service de la jeunesse blésoise une solide intelligence, un tempérament d'une indomptable énergie et une grande foi en son idéal. N’a-t-elle pas après l'obtention du Brevet de capacité pour l'enseignement délaissé les études pour faire à PARIS un apprentissage de couture, afin de se consacrer à la jeunesse ouvrière ?

Sous sa direction, la maison connaît un grand essor, à la fois maison de formation professionnelle et maison de couture qui se tient sans cesse en rapport avec la Haute Couture parisienne.

C'est aussi une maison où l'éducation chrétienne et la formation au rôle d'épouse et de mère sont particulièrement dispensées, par Melle TESSIER et les collaboratrices de valeur dont elle a su s'entourer.

En 1919, lorsque parait la loi Astier, le cadre officiel est donné pour les Cours Professionnels qui fonctionneront jusqu'en 1943

Mademoiselle TESSIER a été une pionnière et en 1933, pour services rendus à l’Enseignement Technique, elle reçoit la distinction d'Officier des Palmes Académiques

Mademoiselle Gabrielle PETIT qui secondait la fondatrice depuis longtemps prend peu à peu la succession de Mlle TESSIER qu'elle vénère. Pleine de finesse, d'intelligence, plus intuitive, c'est une artiste et une éducatrice très aimée des élèves. C'est sous sa direction qu’est ouverte, le 24 Mai 1943 « l’école Technique et Ménagère Marie TESSIER » portant le nom de celle qui vient de mourir le 10 Avril précédent.

Pour l'amour de cette école, Mlle PETIT sait tirer profit des possibilités données par les lois qui organisent peu à peu l'enseignement technique. Que n'a-t-elle pas fait auprès des entreprises locales pour les campagnes de la Taxe d'Apprentissage ?

Des Brevets professionnels prolongent les CAP Couture et donnent aux jeunes la possibilité d'enseigner. Beaucoup essaiment vers des écoles de la Région et au-delà.

A partir de 1960, la loi Debré entraîne la mise sous contrat qui permet un équilibre financier bien précaire auparavant et on cherche à diversifier les formations. La création d'ensembles scolaires est préconisée par l'Enseignement Catholique. C'est ainsi que l'Ecole ménagère Notre Dame de la Providence, ouverte en 1949, fusionne avec l’Ecole Marie Tessier ce qui amorce le développement des formations sanitaires et sociales.

En 1972, les classes d'enseignement commercial de l'École Saint-Hilaire sont annexées au groupe technique qui fonctionne rue d'Angleterre et à la Providence sous le nom de ÉCOLE TECHNIQUE MARIE TESSIER-LA PROVIDENCE.

L'ouverture des sections de Baccalauréats commerciaux et Sciences médico-sociales transforme l'établissement en LYCEE. Les sections de BTS et la formation permanente sont ouvertes à partir de 1986.

C'est à la rentrée de Septembre 1992 que toutes les classes sont regroupées à la PROVIDENCE, grâce à la construction du Bâtiment B, avec l'aide d'une subvention du Conseil Régional. L'établissement devient alors :

LYCÉE PRIVE LA PROVIDENCE

sous la Tutelle de la Société des Filles da Cœur de Marie et géré par l'Association de Gestion Marie Tessier-la Providence (A.G.M.T.P.), 23 rue des Saintes Maries à BLOIS


Historique de la congrégation : LES FILLES DU COEUR DE MARIE

La Révolution de 1830 entraîne plusieurs circonstances dont les conséquences s'inscrivent dans la vie de nos Congrégations religieuses blésoises.

A BLOIS, une jeune fille de 21 ans, Adeline GAUDRON, a obtenu de ses parents l'autorisation d'entrer chez les Religieuses du Sacré Cœur. Devant les événements, ils s’y opposent formellement. Cependant ils l'aident volontiers à s'engager auprès des petites orphelines accueillies au 94 de la rue du Bourg Neuf, dans une grande maison achetée par Mademoiselle DELILE depuis le 8 Septembre 1829.

Sur le conseil d'un jeune prêtre, Monsieur l'Abbé FABRE DES ESSARTS, Vicaire général, Melle DELILE prend contact avec la Société des Filles du Coeur de Marie (F.C.M.) fondée par le Père de CLORIVIERE en 1790. Reçue par Madame de SAISSEVAL, Supérieure Générale, elle est confiée pour sa formation à la Supérieure de TOURS, Melle PRUNET. Elle prononce ses voeux le 2 Février 1831 et le petit groupe de BLOIS dépend de TOURS

Monsieur l’Abbé des Essarts pressentant la valeur d'Adeline, essaie de la diriger vers la Société des F.C.M. mais elle n'a aucune attirance. Confiant dans sa dévotion à St Louis de Gonzague, il lui remet une relique de ce Saint et l'engage à faire une neuvaine. C'est alors que ses dispositions changent totalement et qu'elle exprime son désir d'entrer dans la Société. Les annales soulignent que ce même jour, 21 Décembre 1831, Mlles DELILE et ROMIEU achètent le terrain de la Providence actuelle.

Adeline GAUDRON prononce ses voeux le 2 Février 1833 et, malgré son jeune âge et en raison des problèmes de santé de Melle DELILE, elle est rapidement nommée Supérieure de la maison de BLOIS. Mademoiselle DELILE meurt le 29 mai 1836, elle est la Fondatrice de l'oeuvre et a toujours souhaité quelle porte le nom de « NOTRE DAME DE LA PROVIDENCE ».

La construction des bâtiments de la rue des Saintes Maries, dans une première étape, semble avoir été menée avec une grande rapidité : Monsieur l'Abbé des ESSARTS s'y donne à plein y consacre une partie de sa fortune et sait obtenir des dons et legs. Si bien que la Communauté composée de 30 enfants et 6 maîtresses s'y installe le 17 Juin 1833. Seuls existent le bâtiment central et la Chapelle qui est bénite le 21 Juin1833, fête de St Louis de Gonzague.

Cette Chapelle sera agrandie ultérieurement et consacrée par Monseigneur PALLU DU PARC le 12 septembre 1865.

En 1839, il y a 22 Religieuses et 72 enfants. Madame de SAISSEVAL accepte qu'un costume religieux soit adopté mais il ne doit pas être noir, ni trop uniforme ce n'est pas l'habitude chez les Filles du Coeur de Marie...

C'est en 1844 que Monseigneur des Essarts devient Evêque de BLOIS. Il demeure Supérieur de la Maison. Adeline GAUDRON très éprouvée toute sa vie par des épreuves de santé meurt en 1845. Sa soeur Stéphanie la remplace.

La construction de deux ailes commence en 1844 mais durera plusieurs années.

L'oeuvre se développe mais se constitue avec un mode de vie sans doute adapté à une grande maison de vie communautaire. Après le décès de Mgr des ESSARTS en 1850, le Supérieur est le nouvel Evêque, Mgr PALLU DU PARC. II n'accepte pas que Melle Aglaé de RANCOUGNE, Supérieure depuis 1852 soit plus tard envoyée comme Supérieure à la Procure de ROME et défend la Communauté contre les changements demandés par Melle de GOËSBRIAND Supérieure Générale. Ceci aboutit à la séparation prononcée par la Supérieure générale de la Société.

De 1859 à 1967, la Congrégation Notre-Dame de la Providence continue les oeuvres et les développe. Elle revient à ses origines par une fusion le 15 août 1967.


D'autre part, à PARIS, la Révolution de 1830 entraîne la création d'une oeuvre sur la Paroisse St Sulpice fondée par Monsieur FAILLON, pour élever des jeunes filles qui ont des difficultés familiales. C’est le début de la congrégation Notre Dame de Saint Sulpice qui fusionne en 1965 avec le Société des Filles du Coeur de Marie. Cette Congrégation est celle qui fonde la Maison de la rue d'Angleterre en 1875.



Mère Adeline GAUDRON




Mademoiselle Marie TESSIER




Mademoiselle PETIT




Atelier couture à l'école
Marie Tessier




L'école Marie Tessier
Rue d'angleterre




La communauté vu du parc




La communauté en hiver




La cour d'honneur




La cour d'honneur



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